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Sapin Bonheur
J’y étais, je l’ai fait !
Après 9 ans d’attente, j’ai enfin pu participer au TRI SAPIN, ce Triathlon Authentique que nous avons rêvé et créé avec Crin Blanc.

Difficile de trouver les mots qui conviennent à ce que j’ai ressenti dimanche.
Samedi aussi, lorsque j’ai retiré mon dossard et signé la feuille d’émargement, avec cette étrange sensation de « dédoublement », d’un côté néo-concurrent, et de l’autre toujours G.O.
Impossible de retenir mes larmes, cachées sous ma casquette et derrière mes lunettes, pour l’hommage que m’ont rendu dans l’aire de transition mes amis de la SAPIN Family et les 550 triathlètes présents.
Moi qui souhaitait me fondre humblement parmi mes soeurs et frères de tri’, c’était raté !
J’ai été très embarrassé par cette mise à l’honneur, mais réellement touché.

« Va vers tes risques, sers ton bonheur »
Ces paroles du poète René Char, transmises dans la semaine précédente par un ami, j’ai tenté de les appliquer.
« Fais-toi plaisir ! » m’avait-on dit et écrit.
Chaque minute, chaque moment, chaque mètre parcouru, chaque encouragement, chaque mot et mail touchants, je les ai effectivement apprécié et savouré, avant, durant et après l’épreuve.
Emotions, frissons, j’en ai connu non-stop 2 jours durant. Et encore maintenant !
Sans aucune prétention chronométrique, à des années-lumière d’avoir l’entraînement adapté, j’ai pu aller au bout de ce voyage intérieur que j’avais tant espéré.
En effet, mon but en m’alignant sur le format LD n’était pas de taper Philou Dupont (1er l’an dernier et 2ème cette année) - joke ! - ou de me « déchirer », je n’ai pas honte de le dire. Et terminer dernier ne m’aurait pas embêté.
Car je voulais tout entendre, tout voir, tout percevoir, m’émouvoir et comprendre pourquoi ce triathlon était tant apprécié.
Me sentir glisser (qui a dit comme un rocher ?) dans les eaux du Lac des Sapins, frayer au milieu des autres pingouins néoprénés, récupérer et déposer mon Giant dans son support adapté, admirer les somptueux panoramas qui s’offrent à nos yeux lors du parcours vélo, humer l’odeur des sapins et les senteurs de la forêt, chérir l’ombre salvatrice et maudire le soleil chauffe-marmite, lire enfin ma prose déconnante dans la Monstress en conditions réelles de course (c'est-à-dire raide naze à 0,5 km/h dans cette Sainte Côte !)… en fait comme je l’avais écrit la semaine dernière, vivre une journée de partage, de communion tout simplement avec les gens et les éléments.

Le retour, côté triathlète, que j’en fait aujourd’hui sera d’affirmer que le TRI SAPIN c’est dur, très dur (mais ça je le savais, car avant de vous proposer ses parcours, je les ai toujours testé), mais c’est surtout exceptionnel.
Exceptionnel du fait du cadre naturel et du site idéalement adapté à l’organisation d’un triathlon, de l’appui d’une logistique sans faille et rôdée et de partenaires fidèles et généreux, mais surtout et en premier lieu grâce aux qualités humaines de tous les bénévoles chaleureux et dévoués, ces gens de coeur qui composent cette famille Sapin et dont les participants font naturellement partie, et qui définissent l’ « âme », tellement palpable, dont j’ai si souvent parlé.
Je n’ai vu en effet que sourires et gestes attentionnés durant cette journée, à l’image de notre Sapin emblématique !

L’ayant vécu de l’intérieur, avec bonheur et sueur comme il se doit, je confirme, au risque de paraître prétentieux, que ce triathlon est l’un de plus beaux qui puissent exister, et que tout est réuni pour y vivre des moments fabuleux.

En ce jour de Fête des Pères, j’ai eu droit au plus beau des cadeaux et à un fabuleux moment, de toute ma vie certainement : le passage de la ligne d'arrivée de « mon » TRI SAPIN, main dans la main avec mes Raven-gamins, et les secondes qui ont suivies dans les bras de ma bien-aimée Béa pour un Raven-câlin !

Seule ombre au tableau : la trentaine (à un chouya près, j’ai pas vraiment compté…) d’emballages ou de tubes plastiques, balancés par des « athlètes » qui n’ont toujours rien compris (comprendront-ils un jour ?) à ce que signifie respecter la Nature, et les gens.
Leurs gestes et leurs comportements sont loin d’être anodins et sans conséquence, et la taille très réduite des objets concernés ne doit pas occulter le fait que cette manière d’agir est inexcusable, et rentre dans le même registre qu’un dégazage de navire en pleine mer ou qu’une vidange sauvage automobile, la seule différence étant la composition de la matière du détritus et la surface de la zone polluée.
Tout ne nous est pas permis sur cette Terre, et nous n’en sommes que locataires !
Il faut de plus en plus (j’aurais même tendance à dire urgemment) avoir cela à l’esprit.

Bref retour sur ma « course » (le terme est mal choisi) :
Nat’ cool de 2,5 bornes, 1er tour vélo (50 km) avec de bonnes sensations, puis « punition » annoncée et attendue, à l’amorce du 2ème tour, entre le 60ème et le 80ème kilomètre avec grosse baisse de régime, comme souvent à ce moment et pour beaucoup de concurrent(e)s, et enfin jogg’ de 18 bornes avec un coup de « moins bien » au 15ème kilo’, et 3 Monstress en trottant 1/3 et marchant 2/3.
Pas trop de mal aux cannes donc, mais afin de prendre le plus de plaisir possible, j’ai préféré l’option « Je la joue prudent ! », plutôt que de ramasser « grave », ne plus être lucide et ne pas être capable d’aller au bout et de finir en état, sachant que sur ce type de distance et de profil, la moindre erreur de rythme, de gestion de l’effort et d’alimentation ne pardonne jamais. Et vu le volume d’entraînement du bonhomme, mon choix était vite fait !
J’ai ainsi fait le plein de bonheur… et de sueur aussi, quand même ;-)

Quelques moments forts et marquants, pour n’en citer que quelques-uns :
- l’hommage d’avant-départ (cité plus haut)
- la « clape » des LD’istes, arrêtant quelques minutes de s’échauffer, lors du départ de leurs potes du Courte Distance
- mon embrassade avec le grand « Oliver » Desmet dans l’aire de transition
- la perf’ de mon ami et webmaster Eddy Blassel
- les quelques minutes à évoluer de concert, à vélo ou à pied, avec Magali jolie
- retrouver Guigui « Corsicatri » et Did’ Chaubet dans l’ascension du Col du Pavillon
- endosser le tee-shirt de finisher
- héberger dans notre chalet et rencontrer en « live » un nouvel ami : Yves (Emond)
- dîner et se promener samedi soir avec Lolo et Olivier Desmet, et les « frangines » Blassel, tous les 4
Ch’timis bon teint

Des remerciements (non exhaustifs) enfin :
- à toute la Sapin Family et à tous les triathlètes et amis présents (et à distance) pour leur soutien
- à Alain (Goux) pour les séances vélo dans la Dombes
- à Emilie (Falconnier), championne du monde du volume sonore pour les Raven-encouragements ;-)
- à Dame Nature
- à Yves (Dupré) pour les séances de Iyashi Dôme et de Amana, et l’état de forme et la perte de poids qui en ont découlé
- à Béa, ma femme et Olivier et Valérian, mes 2 fils, pour leur Amour

Je redescend à présent tout doucement sur terre après avoir rêvé tout éveillé hier.

Triathlètement vôtre

Ravenman

PS 1 : Prose Monstress/Tri Sapin 2005 :

A cet instant, devant toi, La Sainte Côte s’élèvera. Et les G.O. encore tu maudiras.
Mais malgré tout, ne t’en fais pas, Saint Sapin sera toujours avec toi.
Marcher ou tenter de courir, là est la question, lorsqu’on se trouve au pied de cette pente d’exception.
Enfer et damnation, ni l’ascenseur ni le tire-cul ne sont prévus en option.
Alors, faudra faire sans, que tu t’appelles Foucaut, Legrix ou bien Laffont, que tu sois Corse, Breton
Normand, ou bien Ch’timi, valide ou handi, Rillette ou bien Gilette, barbu et président, noir et jaune canari
ou simple avocaillon !
A ton voisin de l’instant tu demanderas : « Euh, dis donc, la Monstress, on en revient comment ? Entier ? Rétamé ? Cuit ? Ou détruit pour la vie ? »
Un autre, habitué des lieux, suppliera d’en bas : « Ô Monstress chérie, si tu m’laissais courir jusqu’en haut cette fois-ci, ce s’rait vachement gentil ! » Hein, Magali jolie ?
La très belle, la terrible, accueillera cette année sur ses flancs un pèlerin à dossard, vêtu de noir et blanc,
à la marque du corbeau et du Sapin souriant. Il sera bien fourbu, c’est prévu, attendu. Hey, Raven, t’en as rêvé, tu y es !
Sueur, bonheur… Respect, qu’il soit des gens ou de l’environnement, on est tous là pour ça, alors ne l’oublie pas.
Courageux triathlète, chaleureux bénévole, sois ici remercié.
Puis le sommet arrive, et ouf, on redescend… Avant d’y revenir.
C’est chouette de faire du Tri’ au pays du Sapin qui sourit !

lien: http://www.lacdessapins.fr