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Ciao Sapin (14 juin 2006)
Le 18 février 2006 restera comme le jour de mon retrait total de l’aventure du Sapin souriant, du TRI SAPIN et de tout ce qui se rapporte à cette tranche de 11 années de ma vie.

Je n’avais pas encore mis en ligne cette information sur mon website, car beaucoup de gens ne sont pas encore au jus de mon départ, beaucoup parmi eux ne me connaissent même pas (enfin, y’en a quand même quelques-un(e)s qui me connaissent, via le Tri Sapin ;-) je le constate depuis 10 ans sur les courses et en dehors…), et, en premier lieu, je ne voulais pas polémiquer et casser le rêve d’un bon paquet (1000 quand même !) de triathlètes, même s’ils font partie intégrante de l’histoire, pour ce 10ème anniversaire et la dernière année où cette épreuve si chère à mon coeur portera ce nom,.
Tout du moins pas cette année - la com’ étant déjà lancée - et surtout par RESPECT, justement, pour toutes les personnes qui ont fait partie de ce cercle, qui ont compté et comptent toujours, de très près ou d’un peu plus loin, directement ou indirectement, dans ce qui me lie à ce petit Sapin qui sourit.
Pour toutes ces personnes qui avaient investi du temps à l’entraînement (et l’ayant fait moi-même il y a plusieurs années, je sais ce que cela représente comme sacrifices, comme volonté, comme contraintes) et des finances pour s’inscrire et trouver et réserver un hébergement, leurs accompagnants compris ; pour les prestataires (animateurs, attachée de presse, maison de production, logistique médicale, traiteur et j’en passe…) pour qui leur présence sur l’épreuve est source de revenus ; pour les partenaires qui avait déjà donné leur accord, pour les bénévoles qui avaient bloqué cette date sur leur calendrier…

Je pense avoir choisi la meilleure solution de retrait, sans agression, sans scandale. Et c’est déjà beaucoup.
En souhaitant à l’ensemble des triathlètes présent(e)s d’être « finishers », et d’avoir pour les autres (bénévoles et prestataires) l’énergie suffisante pour les accompagner au mieux de leurs possibilités lors de ce challenge sportif de très haute volée.
Et ce, malgré la difficulté sans nom que nous avons, mon épouse, mes enfants et moi-même à vivre notre exil.

Cela fait déjà près de 2 ans que j’ai failli prendre cette douloureuse décision, pour des problèmes relationnels internes au trio dirigeant (je n’aime pas ce mot) de l’organisation dont je faisais partie.
Je ne l’avais pas fait car je pensais que j’avais encore ma/une place, et que je pouvais continuer d’apporter certaines choses malgré des divergences d’opinion et mon retrait partiel, mais conséquent il est vrai, dû en majeure partie à mon repositionnement professionnel fin 2003 (= création de mon entreprise en tant que graphiste et illustrateur indépendant).

J’ai donc continué en 2004 et en 2005 à réaliser la communication visuelle (papier et web), les tracés des parcours, la « décoration écrite » de Sainte Monstress *, et d’œuvrer les week-ends des épreuves comme tout chaleureux bénévole qui se respecte. J’ai même eu le privilège et l’immense bonheur/honneur de porter un dossard sur le format Longue Distance de l’an dernier !

Je me suis aussi et surtout appliqué à prodiguer durant cette décennie le plus possible d’humanité et certains messages (respect des autres et de Mère Nature, amour, entraide et amitié, …), comme je l’ai fait depuis les premiers jours du TRI SAPIN.
Que ce soit par mes écrits et dans le choix des photos et de leurs légendes pour les documents de communication, qui se devaient de refléter l’âme palpable de ces épreuves si chères à mon cœur (car pour moi ce n’était pas uniquement des courses inscrites au calendrier et qu’elles représentaient beaucoup d’autres choses).
Ou en écoutant, en échangeant verbalement, même parfois seulement avec un signe, une poignée de main, un geste, avec les participant(e)s et les bénévoles tant à Cublize qu’au cours de l’année sur d’autres courses ou via le web, et en tentant d’appliquer au mieux chaque jour de ma vie cette philosophie Sapin à laquelle je suis si attaché.
Bien entendu, je ne suis pas parfait… !
Je me considérais en fait, et c’est le discours que je tiens depuis 2 ans, plutôt comme un ambassadeur Sapin, et non plus comme un organisateur ou un « responsable » comme on l’entend généralement, du fait de ma moindre implication et de la disponibilité très réduite que je pouvais accorder à l’association.

Il se trouve malheureusement que cette composante humaine, ces instants si riches de partages évoqués plus haut, ces moments ou mots d’humour, ou de folie tout court, sont considérés finalement (je l’ai appris le samedi 18/02/06 au soir) et à ma plus grande peine comme partie extrêmement négligeable, voire quasi-inexistante dans la réussite et le succès de ces épreuves par la personne avec qui j’ai créé le TRI SAPIN et L’AMI SAPIN, et celle qui a dirigé techniquement, et brillamment il faut le dire, depuis quelques années les épreuves Sapin.

Mon chemin de vie ne pouvant s’envisager qu’en étant le plus possible en accord et honnête avec moi-même ainsi qu’avec les autres, je n’ai pas d’autre choix que de me retirer complètement de la scène « Sapin », et de laisser le trio redevenir un (nouveau) duo.

Je ferai juste un rappel des mots-clé « Sapin » : accueil, convivialité, humour, retour aux sources, respect et communion avec la Nature.
Et le fameux sloggan : « Provocateur de sueur & fournisseur de bonheur ! ».
Cela pour dire que le TRI SAPIN et L’AMI SAPIN ont admirablement fonctionné et ont obtenu une grande reconnaissance de la part des athlètes, des bénévoles, des partenaires, des élus, … parce que ces épreuves étaient constituées de TOUS ces éléments couplés à une qualité d’organisation de haut vol, un site en pleine nature magnifique et idéalement adapté, et à une complémentarité de compétences exceptionnelle.
L’on est rien tout seul, et chaque maillon d’une chaîne est essentiel.

Mon plus grand bonheur résidera alors dans le fait d’avoir pu toucher des gens au cœur et/ou de les faire sourire par ce que j’ai fait, dit, écrit, dessiné, peint sur les routes et les chemins au pays du Sapin souriant, quel que soit leur nombre, et même s’il est restreint.
Car la quantité n’est là encore pas importante. Ces personnes, fortes de ce(s) message(s), pourront le(s) dispenser à d’autres, qui à leur tour le feront…

Ce Sapin souriant est réellement un SYMBOLE dans le monde du Triathlon hexagonal, et le nom Tri Sapin qui lui est rattaché itou. Ils véhiculaient depuis 10 ans des valeurs fortes et essentielles, à mes yeux bien sûr, mais à beaucoup, beaucoup d’autres.
Le fait que ce « nouveau duo » se serve et s’appuie sur tout ça en n’y adhérant pas me met tout simplement les méga boules.

Le plus difficile, en fait, est de ne pas pouvoir COMMUNIER (au sens propre du terme) avec le millier ( !) de triathlètes présents en 2006 (qu’il y en ait 1000 ou 150 d’ailleurs, là n’est pas l’important), et que me soient volés ces moments précieux et rares dans une vie, ces regards échangés, ces gestes, ces énergies partagées…
Il faut se demander pourquoi près de 1000 participant(e)s ? Et tous les gîtes, hôtels et campings du coin archi-pleins ?
Pour le tarif attractif ? Oui bien sûr. Pour la haute technicité de l’organisation ? Oui, évidemment. Mais pas que pour ça…
D’un autre côté, je suis très fier de cette création (Tri Sapin), d’avoir apporté ma pierre (humaniste) et distillé certains messages, d’une manière ou d’une autre.

Bien entendu, ce sera quand même la grande fête ce dimanche 18 juin, car les gens présents seront là pour ça. Et je suis, malgré tout, heureux pour eux qu’ils puissent la vivre, car ils l’auront bien méritée, par leur fidélité.

Qu’il y ait un triathlon organisé sans moi sur le site du Lac des Sapins, ce n’est pas un problème.
Qu’une aventure ait un début et une fin, c’est tout à fait normal et logique.
Mais que les 2 (…nom d’oiseau…) précités s’appuient, pour continuer d’avancer, sur toute une philosophie, un état d’esprit et des actions (exemples : textes peints dans la Monstress *, impact de la com’ …) qu’ils ont, chez et devant moi, calmement et posément dénigré, minoré au plus bas, là oui, c’est carrément insupportable.
Et bien trop facile pour ces deux là.
A eux alors d’assumer, et surtout d’afficher leurs positions, et tout ce que cela implique : changer le nom de l’épreuve (s’il y a un autre triathlon d’organisé au Lac des Sapins en 2007, il ne s’appellera plus Tri Sapin…) et la charte graphique s’y attenant, communiquer avec leur propre feeling, leurs propres mots, etc…
A eux de tenter d’avoir des couilles et de ne plus pratiquer un double langage !

Je ne veux pas qu’il soit dit ou laissé entendre que je suis parti pour de simples raisons professionnelles ou privées, alors que le sujet central est bien le Tri Sapin et les choses essentielles qui le composent, l’ont fait grandir et toucher des centaines de triathlètes.
J’ai tout bonnement vécu une mémorable exécution, contrairement à ce que vous soutiendra, peut-être (s’il n’évite pas la discussion…), l’organisateur en chef de l’épreuve, ou bien encore son « double » technique.

Pour conclure, ce genre de choses fait partie des épreuves de nos vies, des croix que nous avons tous à porter, des ruptures écrites sur notre chemin pour nous permettre d’avancer encore un peu plus.
On a tous aussi à travailler sur soi, sur notre ego, et cet orgueil souvent mal placé.
C’est ce que je tente en permanence de faire à propos de cette trop douloureuse histoire, qui n’est au final pas une affaire d’état.
Juste celle d’une trahison (qui va bien au-delà de l’organisation d’un simple triathlon…).
Mais ce n’est pas facile, vous l’aurez certainement compris.
Je sais simplement que je peux me regarder en face dans une glace.

« Pourquoi tombons-nous, Bruce ? » du docteur Thomas Wayne à son jeune fils Bruce Wayne/Batman, dans le film Batman Begins de Christopher Nolan (2005).
« Pour mieux nous relever ! »

Veillez enfin et toujours dans vos vies à préserver et respecter l’environnement dans lequel vous évoluez, et les gens que vous côtoyez.

Eco-sportivement

Ravenman


* : côte de 200 m de bitume très raide empruntée par les triathlètes sur la parcours à pied du Tri Sapin, que j’ai durant cette dernière décennie décorée de textes peints (à la peinture temporaire, bien sûr !) une fois par an à l’occasion de feu cette épreuve.